Un ressouvenir en avant.

Arantzazu Martinez
Tout commençait par la difficulté qu'il y avait a trouver le sens du flux qui nous ferait quitter le vortex de la présence sans esprit et gagner les pleines eaux du taux d'application de l'imagination ; et aussi, trouver le vent qui nous arracherait a l’âme du siphon, et gagner ses courants de compression qui orientaient le flux de lumière baignant la stèle de l'asile a soi-même ; l'esprit avait perdu le contrôle poétique de la matière livrée aux forces de la technique qui en libérait des forces d'une puissance toujours plus fantastiques ; perdu en pleine foret, Manu monta en haut du cierge libanais pour voir s'il captait du réseau, pendant qu'amstrong tout de bon, s'appliquait astronomiquement à la vraie philosophie des sauts quantiques d'une qualité a l'autre, et commençait par tourner en rond dans le sous-bois, sans plus se soucier ni des prévisions de la faim et de la soif, ou plutôt, les noyant en elle-même, les rassasiant de leur propre affolement, jusqu'à perdre toute notion des rendez-vous du corps avec la longévité de son sommeil de derviche qui de toute façon, même en tournant comme un quasar dans un flipper, n'égalerait jamais l’éternité techniquement; la première partie du tronc de l'entre-deux est la métaphysique qui contient les principes spirituelles des premiers Corps aperçus de l'esprit, qui ne connaît encore aucun des nœuds et cercles de parfums du jardin, mais les découvre en les inventant comme des point fixe des trous ou détonne ses impression, la chair est la constellation qu'explore la mathématique en croyant scruter l'univers, auquel elle donne ses épices surnaturels de la connaissance de l'amour et ce goût d’abîme infini qu'on goûte en buvant toute la saveur des êtres aimés, qui apparaissent et disparaissent dans le même conte présentées, sculptées d’éphémère tourments, instant particulier de l'existence portée a la conscience de son extrême singularité, l'instant du moindre grain d'herbe, foulant le poker vert comme la langue du diable représenté au bas du bas relief en plomb éteins de la charge existentielle changeant l'histoire sans arrêt, modifiant les teintes alluvionnaire du corps symbolique en gestation dans les limbes pneumatique de son extase ; les bijoux de famille de l'immatérialité du corps céleste présent sous l'apparence de cette chair volubile et putréfiable, apparaissait alors non plus comme la cause prochaine de l’existence, mais son terme, désigné d'avance, et la vieillesse, le plis plein de vase dans le roulis des vagues du dégagement.
La chair pose les limites du plaisir comme illimitées, et illimité est le temps qui le lui procure.
Mais la pensée, qui s'est rendu compte de la fin et de la limite de la chair, et qui a fait
disparaître les craintes au sujet de l'éternité, procure la vie parfaite, et n'a rien besoin, en plus,
d'un temps infini, mais ni elle fuit le plaisir, ni, quand les circonstances ont amené le moment
de quitter la vie, elle ne meurt comme s'il lui manquait quelque chose de la vie la meilleure. (Épicure, Maximes)

Vertiges chez Carsten, confusion extrême engendrée par ce lien troublant du même.. Troubles de la perception. Perte du réel. Confusion mentale. « Brouillard cérébral ». Désorientation. « Malaise persistant dans tout son corps et ses membres, comme dans le fonctionnement cérébral ». Dislocation de l’espace-temps.
Reprise et ressouvenir sont un même mouvement, mais en direction opposée ; car ce dont on a ressouvenir a été : c'est une reprise en arrière ; alors que la reprise proprement dite est un ressouvenir en avant. C'est pourquoi la reprise, si elle est possible rend l'homme heureux, tandis que le ressouvenir le rend malheureux, en admettant, bien entendu, qu'il se donne le temps de vivre, et ne cherche pas dés l'heure de sa naissance, un prétexte (par exemple qu'il a oublié quelque chose) pour s'esquiver derechef hors de sa vie. L'amour selon le ressouvenir est le seul heureux a dit un auteur. En quoi il a parfaitement raison, a condition, toutefois, de se ressouvenir que cet amour a d'abord rendu l'homme malheureux. En vérité l'amour selon la reprise est le seul heureux.[...] La reprise est une épouse aimé dont on se lasse jamais ; car c'est du nouveau seulement qu'on se lasse. Du vieux, on ne se lasse jamais, et quand on l'a devant soit, on est heureux. Seul est vraiment heureux celui qui ne s'abuse pas dans l'illusion que la reprise apporterait du nouveau ; car c'est alors qu'on s'en lasserait. Il appartient a la jeunesse d’espérer, a la jeunesse de se ressouvenir ; mais il faut du courage pour vouloir le reprise. Celui qui veut seulement espérer est lâche. Celui qui veut seulement se ressouvenir est voluptueux. Mais celui qui veut la reprise est viril ; et il est d'autant plus profondément homme, qu'il a su plus énergiquement la prendre en charge. Par contre celui qui ne saisit pas que la vie est une reprise, que la reprise est la beauté de la vie, c'est jugé lui-même. Il ne mérite pas mieux que ce qui va lui arriver : il périra. Car l’espérance est un fruit alléchant qui ne rassasie pas ; le ressouvenir est un piteux viatique, qui ne rassasie pas ; mais la reprise est le pain quotidien, une bénédiction qui rassasie.
Alla Bartoshchuk